Description de la formation
Lever les freins liés à la digitalisation
Accompagner la digitalisation et lever les freins dans son équipe
La digitalisation transforme les façons de travailler, de coopérer, de piloter l’activité, de transmettre l’information et de prendre des décisions. Elle concerne aujourd’hui aussi bien les outils métiers, les logiciels de gestion, les plateformes collaboratives, les tableaux de bord, les démarches qualité, les processus administratifs, les outils de relation client ou usager, que l’introduction progressive de l’intelligence artificielle dans certains métiers. Cette transformation numérique est souvent présentée comme un levier d’efficacité, de simplification, de traçabilité et d’innovation. Pourtant, sur le terrain, elle ne produit pas automatiquement de l’adhésion. Les études récentes rappellent que les compétences numériques, l’accès à la formation et la capacité à mobiliser les technologies restent très inégalement répartis, ce qui peut creuser les écarts entre les personnes capables de tirer parti de ces évolutions et celles qui se sentent mises en difficulté.
Dans les équipes, les freins liés à la digitalisation ne sont pas seulement techniques. Ils sont aussi humains, organisationnels, relationnels et managériaux. Certains collaborateurs peuvent craindre de ne pas être à la hauteur, de perdre leurs repères, d’être davantage contrôlés, de voir leur expertise dévalorisée ou d’être remplacés par des outils. D’autres peuvent percevoir la digitalisation comme une charge supplémentaire, surtout lorsque les nouveaux outils s’ajoutent aux anciens sans simplification réelle. Les freins peuvent également venir d’un manque de sens, d’une communication insuffisante, d’une formation trop rapide, d’un accompagnement inégal ou d’une succession de projets numériques mal articulés. Des travaux récents soulignent notamment que les transformations numériques réussies supposent un alignement des attentes, des processus et de la culture, et pas seulement l’installation de nouveaux outils.
Pour le manager, l’enjeu est donc de dépasser une lecture simpliste de la résistance au changement. Dire qu’une équipe « résiste au digital » ne suffit pas. Il faut comprendre ce qui se joue réellement : incompréhension de la finalité, fatigue face aux changements répétés, manque de compétences, peur de l’erreur, déficit de confiance, sentiment d’inutilité de l’outil, absence de temps pour apprendre, problèmes d’ergonomie, tensions entre prescriptions numériques et réalité du travail. La transformation digitale doit être abordée comme un changement socio-organisationnel. Une recherche récente sur les transformations digitales dans les PME insiste sur l’importance des capacités organisationnelles, de l’apprentissage collectif et du développement des compétences pour progresser en maturité numérique.
Les difficultés rencontrées par les managers sont très concrètes. Un nouvel outil est déployé, mais certains collaborateurs continuent à utiliser leurs anciens fichiers. Une plateforme collaborative existe, mais les informations importantes circulent encore par mails dispersés. Un logiciel métier est imposé, mais les équipes ne comprennent pas comment il améliore leur travail. Des tableaux de bord sont créés, mais ils sont vécus comme des instruments de surveillance plutôt que comme des aides au pilotage. Des procédures numériques simplifient certains circuits, mais complexifient d’autres situations. Des collaborateurs à l’aise avec le numérique avancent rapidement, tandis que d’autres se sentent exclus, ralentis ou jugés. La digitalisation peut alors générer une fracture interne, une perte de confiance et une baisse d’engagement.
Le rôle du manager est central pour lever ces freins. Il ne lui revient pas nécessairement d’être expert de tous les outils numériques, mais de créer les conditions d’une appropriation progressive, utile et sécurisée. Il doit clarifier le sens de la digitalisation, expliquer ce qui change et ce qui ne change pas, écouter les inquiétudes, distinguer les résistances de principe des difficultés légitimes, identifier les besoins de formation, organiser des temps de prise en main et ajuster les usages à la réalité du travail. Il doit aussi veiller à ce que la digitalisation ne soit pas seulement descendante, mais qu’elle devienne un sujet de dialogue sur le travail réel, les irritants, les gains possibles et les risques à maîtriser.
Dans une approche MHI — Management Humaniste Intégratif et Systémique — la digitalisation est abordée comme un processus de transformation globale. L’approche humaniste invite à reconnaître les vécus, les émotions, les compétences existantes et les besoins de sécurité des collaborateurs. L’approche intégrative permet de relier les dimensions techniques, managériales, organisationnelles, relationnelles et pédagogiques. L’approche systémique aide à comprendre que l’introduction d’un outil numérique modifie les flux d’information, les responsabilités, les interfaces, les rythmes de travail, les critères de qualité et parfois l’identité professionnelle des personnes concernées.
Cet atelier court de 3 heures propose aux participants de prendre du recul sur les freins liés à la digitalisation et de construire une posture managériale d’accompagnement. Il ne s’agit pas de former techniquement à un logiciel particulier, mais de donner aux managers des repères pour comprendre les résistances, sécuriser les apprentissages et faciliter l’appropriation des outils numériques. Dans un contexte où les pouvoirs publics identifient la transformation numérique des entreprises et le développement des compétences numériques comme des axes stratégiques, le manager de proximité devient un relais essentiel entre la stratégie digitale et les pratiques quotidiennes.
La première compétence développée dans cet atelier consiste à identifier les freins liés à la digitalisation. Les participants apprennent à distinguer les freins techniques, les freins de compétence, les freins de sens, les freins émotionnels, les freins organisationnels et les freins culturels. Cette clarification permet d’éviter les jugements rapides et de poser un diagnostic managérial plus précis. Tous les freins n’appellent pas la même réponse : un manque de formation ne se traite pas comme une perte de confiance, une surcharge d’outils ne se traite pas comme une peur de l’obsolescence, un problème d’ergonomie ne se traite pas comme un refus du changement.
La deuxième compétence concerne la capacité à accompagner l’appropriation des outils numériques. Les participants travaillent sur la manière de donner du sens, de reformuler les bénéfices attendus, de repérer les usages prioritaires, de prévoir des temps d’entraînement, de soutenir les collaborateurs en difficulté et de valoriser les progrès. L’enjeu est de passer d’une logique de déploiement à une logique d’appropriation. Un outil digital ne devient utile que lorsqu’il est compris, accepté, intégré dans les pratiques et relié à un besoin réel de l’activité.
La troisième compétence porte sur la formalisation d’un plan d’action managérial. Les participants apprennent à traduire leur diagnostic en actions simples : organiser un échange d’équipe sur les irritants numériques, identifier des ambassadeurs internes, clarifier les règles d’usage, supprimer des doublons, mettre en place un tutorat, définir un temps de prise en main ou construire un mini-plan d’accompagnement. Cette compétence permet de repartir avec une action directement applicable dans son contexte professionnel.
Pour les organisations, lever les freins liés à la digitalisation permet de renforcer l’efficacité des projets numériques, de limiter les résistances, de réduire les écarts d’usage, de sécuriser les pratiques et de favoriser l’engagement des équipes. Pour les collaborateurs, cela permet de mieux comprendre les changements attendus, de se sentir accompagnés, de développer leurs compétences et de retrouver du pouvoir d’agir face aux outils. Pour les managers, l’atelier apporte une méthode simple pour transformer la digitalisation en sujet de management, de coopération et d’amélioration continue.
À l’issue de l’atelier Accompagner la digitalisation et lever les freins dans son équipe, les participants disposent de repères concrets pour comprendre les résistances, accompagner les usages numériques et construire une première action managériale adaptée à leur équipe. L’atelier contribue ainsi à une digitalisation plus humaine, plus progressive, plus lisible et plus efficace, au service de la performance collective et de la qualité du travail.
Objectifs pédagogiques
Identifier les principaux freins humains, organisationnels et managériaux liés à la digitalisation.
Adapter sa posture managériale pour accompagner l’appropriation des outils numériques.
Formaliser une action concrète pour lever un frein digital dans son équipe ou son service.
Objectif général de la formation
Permettre aux managers, responsables de service et pilotes d’activité d’accompagner la digitalisation en comprenant les freins rencontrés par les équipes, en sécurisant l’appropriation des outils numériques et en construisant des actions managériales concrètes, afin de faciliter l’engagement, la coopération et l’efficacité collective.
Compétences cibles
À l’issue de l’atelier, les participants seront capables de :
1. Identifier les freins liés à la digitalisation
Le participant sera capable de repérer les différents types de freins qui peuvent apparaître lors d’un projet de digitalisation : manque de compétences, perte de repères, peur de l’erreur, surcharge d’outils, incompréhension du sens ou défiance envers le changement. Il saura distinguer une résistance de principe d’une difficulté légitime d’appropriation. Cette compétence lui permettra de poser un diagnostic plus juste avant d’agir.
2. Accompagner l’appropriation des outils numériques
Le participant sera capable d’adopter une posture d’écoute, de clarification et de soutien face aux difficultés numériques rencontrées par son équipe. Il saura expliquer les finalités d’un outil, identifier les usages prioritaires, organiser des temps d’apprentissage et valoriser les progrès. Cette compétence permet de transformer la digitalisation en démarche progressive d’appropriation plutôt qu’en injonction descendante.
3. Construire une action managériale de levée des freins
Le participant sera capable de formaliser une action simple pour réduire un frein digital dans son service. Il pourra choisir un levier adapté : clarification des règles d’usage, tutorat entre pairs, temps de prise en main, simplification des circuits, échange collectif sur les irritants ou plan d’accompagnement ciblé. Cette compétence lui permettra de passer du constat à une action opérationnelle.
Programme de la formation
1. Introduction rapide, cadre pédagogique et première mise en situation
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Accueil des participants, présentation des objectifs de l’atelier, rappel du cadre pédagogique et du contrat de fonctionnement du groupe : confidentialité, non-jugement, respect des situations professionnelles évoquées et implication active.
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Une première mise en situation permet aux participants d’identifier une difficulté réelle liée à la digitalisation : outil peu utilisé, usage contourné, perte de repères, peur de ne pas maîtriser, surcharge numérique, doublons entre anciennes et nouvelles pratiques, manque de temps pour apprendre ou absence de bénéfice perçu.
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Cette situation sert de point d’appui pour introduire les enjeux de l’atelier : lever les freins liés à la digitalisation, ce n’est pas seulement demander aux équipes d’utiliser de nouveaux outils, c’est comprendre les résistances, clarifier le sens, sécuriser les usages et accompagner progressivement l’appropriation.
2. Les cinq thèmes de l’atelier
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Clarifier les changements liés à la digitalisation : identifier ce que la digitalisation transforme concrètement dans le travail quotidien : outils utilisés, circuits d’information, modes de coopération, procédures, reporting, relation aux usagers ou aux clients, organisation des tâches. Les participants apprennent à distinguer l’outil numérique, l’usage attendu, le changement réel dans le travail et le bénéfice recherché.
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Situer le rôle du manager dans l’accompagnement digital : préciser la place du manager dans la conduite de la digitalisation. Le manager explique le sens, écoute les inquiétudes, clarifie les attentes, repère les difficultés d’usage et soutient les apprentissages. Il ne se limite pas à relayer une consigne technique : il accompagne l’équipe dans l’appropriation progressive des nouveaux outils et des nouvelles pratiques.
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Identifier les freins humains, techniques et organisationnels : repérer les causes concrètes des résistances : manque de compétence, peur de l’erreur, perte d’autonomie, sentiment de contrôle, surcharge de travail, outil peu adapté, manque de formation, habitudes ancrées ou absence de bénéfice visible. Les participants apprennent à analyser les freins sans jugement afin de choisir une réponse adaptée.
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Repérer les risques d’une digitalisation mal accompagnée : identifier les effets possibles d’un déploiement trop rapide ou insuffisamment expliqué : démotivation, contournement des outils, perte de confiance, fracture entre collaborateurs à l’aise et moins à l’aise avec le numérique, multiplication des doublons, tensions dans l’équipe ou baisse de qualité du travail. Ces points de vigilance permettent de sécuriser la transformation.
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Formaliser une action pour lever un frein digital prioritaire : choisir un frein concret rencontré dans son équipe et construire une action simple : clarifier une règle d’usage, organiser un temps de prise en main, mettre en place un tutorat entre collègues, identifier un référent, simplifier un circuit, traiter un irritant numérique ou expliquer à nouveau le sens de l’outil. Les participants formalisent une action directement applicable dans leur contexte professionnel.
- Mise en situation et cas pratiques à partir des apports.
3. Conclusion
- Synthèse des principaux apprentissages de l’atelier et formalisation d’un plan d’action individuel.
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Chaque participant identifie un frein lié à la digitalisation à travailler dans son équipe : un outil à mieux faire utiliser, une pratique à clarifier, une inquiétude à traiter, une compétence à renforcer, un usage à simplifier ou un irritant numérique à faire remonter.
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L’atelier se conclut par un engagement opérationnel simple : une action managériale à expérimenter pour faciliter l’appropriation des outils numériques, réduire les résistances et renforcer la confiance de l’équipe dans la digitalisation.
Objectifs de formation
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Identifier les principaux freins humains, organisationnels et managériaux liés à la digitalisation.
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Adapter sa posture managériale pour accompagner l’appropriation des outils numériques.
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Formaliser une action concrète pour lever un frein digital dans son équipe ou son service.
Public cible
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Managers, responsables de service, chefs d’équipe, cadres de proximité, coordinateurs, pilotes d’activité, responsables de projet, référents transformation, responsables fonctionnels ou professionnels amenés à accompagner l’appropriation d’outils numériques dans une équipe, un service ou une organisation.
Prérequis
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Aucun prérequis formel n’est exigé. Une expérience de management, d’encadrement, de coordination, de pilotage d’activité ou de conduite de projet est recommandée.
Équipe pédagogique
Master II MAE/MBA Management et Administration des Entreprise, Sorbonne Business School, IAE Paris, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Titulaire d’un Diplôme Supérieur d’Etat de niveau II en Management des organisations, gestion des ressources humaines, direction de structure et de projet (DESJEPS) ; d’un Diplôme Universitaire de psychothérapie intégrative de niveau I - Université Claude Bernard, Lyon, Coach Certifié ICCM Differencia - Lyon, + formations continue.
Expérience professionnelle du management, de la formation et du consulting : 15 ans.
Ressources pédagogiques
- Approche / méthode : Management MHI — Management Humaniste Intégratif et Systémique. Cette formation intègre des apports dans les domaines suivants : management, stratégie des organisations, psychologie, communication, expérience directe du management, modèles de personnalités et théorie des organisations.
- Accueil des stagiaires dans une salle dédiée à la formation. Moyens techniques : une salle équipée d’un vidéoprojecteur et d’un paper board ou d’un tableau Velléda, tables, chaises.
- Pédagogie active : cette formation intègre des apports de contenus pratiques, méthodologiques et théoriques, des mises en pratique, et des développements dynamiques à partir de l’expérience des stagiaires. Apports théoriques et méthodologiques. Etude de cas concrets et Analyse des pratiques professionnelles. Apports structurés / Echanges à partir des situations de travail / Auto-évaluations.
- Support de formation transmis en PDF sur l'extranet
- Modalités d'accès technique : pour suivre cette session - pour accéder à l'extranet, aux questionnaires, évaluations, et aux différentes ressources pédagogique ainsi que la documentation - il est nécessaire que les participants disposent d'une adresse email professionnelle, et d'un accès à un ordinateur équipé d'un navigateur web et d'une connexion internet.
Modalités d'évaluation
- Questionnaire online à chaud post session.
- Feuilles de présences signées des stagiaires et du formateur par demi-journées.
Accessibilité
Nos dispositifs de formation sont adaptés aux personnes en situation de handicap grâce à :
Un accueil à temps partiel ou discontinu si nécessaire.
Une durée de formation établie sur mesure.
Une évaluation des connaissances et des compétences adaptée.
Une accessibilité logistique répondant aux normes en vigueur.
Créé le 16 juin 2026 ● dernière mise à jour le 24 juin 2026