Passer de l’activité au processus - CONVERGENCIA

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Passer de l’activité au processus

3 heures sur 0,5 jour
Presentiel
Sur-mesure

Description de la formation

Sortir d’une logique de tâches pour structurer des processus créateurs de valeur

L’atelier Passer de l’activité au processus s’adresse aux managers, responsables d’équipe, chefs de service, coordinateurs et pilotes d’activité qui souhaitent dépasser une organisation centrée sur l’exécution de tâches pour construire une logique de processus plus claire, plus fluide et plus créatrice de valeur. Dans de nombreuses organisations, le travail quotidien est encore pensé à travers une succession d’actions, de missions, de procédures ou d’habitudes professionnelles. Chacun sait ce qu’il doit faire, mais il devient parfois difficile de comprendre comment ces activités s’enchaînent, à qui elles bénéficient, quelles interfaces elles mobilisent, où se situent les pertes de temps, les doublons, les ruptures ou les zones de flou.

Passer d’une logique d’activité à une logique de processus constitue un enjeu majeur pour améliorer la performance collective, la qualité du service rendu, la coopération entre métiers et la lisibilité de l’organisation. Une activité décrit ce qui est fait. Un processus décrit comment une valeur est produite, pour un bénéficiaire interne ou externe, à travers une chaîne d’actions coordonnées. Ce changement de regard permet au manager de ne plus seulement piloter des tâches ou des charges de travail, mais de comprendre les flux, les interactions, les responsabilités, les points de blocage et les résultats attendus.

Dans le quotidien managérial, cette distinction est souvent décisive. Un manager peut avoir une équipe très mobilisée, des collaborateurs compétents et des efforts importants, sans obtenir les résultats attendus si les processus sont mal définis. Les difficultés apparaissent alors sous différentes formes : retards récurrents, erreurs de transmission, informations incomplètes, responsabilités mal réparties, surcharge de certains collaborateurs, conflits entre services, priorités contradictoires ou perte de sens dans l’exécution du travail. Les équipes peuvent avoir le sentiment de « faire beaucoup » sans toujours voir ce que leur activité produit réellement pour l’organisation ou pour l’usager, le client, le patient, le bénéficiaire ou le partenaire.

L’atelier Passer de l’activité au processus aide les participants à identifier ces situations et à construire une lecture plus systémique de leur fonctionnement. Il ne s’agit pas de complexifier l’organisation ni de produire des schémas théoriques déconnectés du terrain. Il s’agit au contraire de rendre visible ce qui est souvent implicite : les étapes clés d’un travail, les acteurs concernés, les entrées et sorties du processus, les points de décision, les indicateurs utiles, les irritants et les leviers d’amélioration. Cette approche permet de transformer une succession de tâches en un enchaînement cohérent orienté vers un résultat.

Le rôle du manager est central dans cette évolution. Il lui revient de clarifier le sens du travail, d’aider l’équipe à comprendre sa contribution, de mettre en évidence les interfaces avec les autres acteurs, de sécuriser les étapes critiques et de créer les conditions d’une amélioration continue. Le manager n’est pas seulement celui qui répartit les tâches ou contrôle leur réalisation. Il devient un facilitateur de flux, un clarificateur de responsabilités, un régulateur des interactions et un pilote de la valeur produite. Cette posture suppose de prendre du recul sur l’activité quotidienne pour observer comment le travail circule réellement dans l’organisation.

Dans une logique MHI — Management Humaniste Intégratif et Systémique — le passage de l’activité au processus ne se limite pas à une recherche d’efficacité technique. Il prend en compte les personnes, les interactions, les contraintes réelles, les finalités du travail et les effets du système sur les comportements. Une organisation peut produire des dysfonctionnements non pas parce que les individus manquent d’engagement, mais parce que les processus sont invisibles, fragmentés, contradictoires ou insuffisamment partagés. L’approche MHI invite donc à articuler la performance opérationnelle, la coopération humaine et la compréhension systémique des situations de travail.

Cet atelier court de 3 heures propose une démarche concrète, progressive et directement applicable. Les participants apprennent d’abord à distinguer activité, tâche, procédure et processus. Ils identifient ensuite le rôle du manager dans la clarification d’un processus et dans l’animation d’une amélioration collective. Ils découvrent des repères simples pour cartographier un processus, repérer les entrées, les sorties, les acteurs, les interfaces, les points de friction et les critères de valeur. Ils travaillent également sur les risques fréquents : vouloir tout formaliser, confondre processus et organigramme, ignorer les pratiques réelles, créer des outils trop lourds ou déconnectés du terrain.

La compétence principale développée consiste à analyser une activité sous l’angle de la valeur produite. Cette compétence permet au manager de sortir d’une vision morcelée du travail pour identifier ce que l’activité transforme, pour qui, avec quels moyens et selon quelles exigences. Elle aide également à questionner les habitudes professionnelles : certaines tâches sont-elles encore utiles ? Certaines étapes créent-elles réellement de la valeur ? Des validations sont-elles redondantes ? Des informations circulent-elles trop tard ? Des responsabilités sont-elles insuffisamment explicites ?

La deuxième compétence porte sur la structuration d’un processus opérationnel simple. Les participants apprennent à représenter un processus sans le rendre complexe, à choisir le bon niveau de détail, à distinguer les étapes principales des micro-tâches et à formuler les responsabilités de manière compréhensible. Cette structuration permet de partager une vision commune du travail avec l’équipe et les partenaires concernés. Elle devient un support de dialogue, d’alignement et de coopération.

La troisième compétence concerne la transformation d’un diagnostic en action d’amélioration. Passer de l’activité au processus n’a de sens que si cette lecture débouche sur une amélioration concrète : simplifier une étape, clarifier une responsabilité, réduire un délai, sécuriser un transfert d’information, mieux définir un livrable, formaliser une règle commune ou expérimenter un nouveau mode de coordination. L’atelier conduit chaque participant à identifier une action réaliste à engager dans son périmètre.

Pour les organisations, l’intérêt de cette démarche est important. Elle favorise une meilleure qualité de service, une réduction des irritants internes, une coopération plus fluide entre services et une meilleure compréhension des responsabilités. Elle permet aussi de renforcer l’autonomie des équipes, car un processus clarifié donne des repères communs pour agir, décider et ajuster. Pour les managers, elle offre une méthode simple pour prendre de la hauteur, objectiver les dysfonctionnements et engager des améliorations sans attendre une réorganisation globale.

À l’issue de l’atelier Passer de l’activité au processus, les participants disposent d’une grille de lecture opérationnelle pour analyser leur activité, structurer un processus créateur de valeur et engager une première amélioration concrète. Ils repartent avec une compréhension plus claire de leur rôle dans la fluidification du travail collectif et dans la création de valeur. L’atelier contribue ainsi à développer un management plus lisible, plus coopératif et plus systémique, au service de la performance durable et de la qualité du travail.

Objectifs pédagogiques
Distinguer une logique d’activité d’une logique de processus créateur de valeur.
Identifier les étapes, acteurs, interfaces et points de vigilance d’un processus opérationnel.
Formaliser une première action d’amélioration pour rendre un processus plus clair et plus efficace.

Objectif général de la formation
Permettre aux managers, responsables d’équipe et pilotes d’activité de passer d’une organisation centrée sur les tâches à une lecture par processus, en clarifiant les étapes, les responsabilités et la valeur produite, afin d’améliorer la coopération, la qualité et l’efficacité opérationnelle.

Compétences cibles

À l’issue de l’atelier, les participants seront capables de :

1. Analyser l’activité sous l’angle de la valeur
Le participant sera capable de distinguer ce qui relève d’une tâche, d’une activité, d’une procédure ou d’un processus. Il saura questionner le sens et la finalité du travail réalisé par son équipe. Cette compétence lui permettra d’identifier les bénéficiaires, les résultats attendus et les points où la valeur est réellement créée. Elle favorisera une prise de recul sur les habitudes et les enchaînements quotidiens.

2. Structurer un processus opérationnel simple
Le participant sera capable de représenter un processus de manière claire, accessible et utile pour l’action. Il saura identifier les étapes clés, les acteurs impliqués, les interfaces, les entrées et les sorties du processus. Il pourra choisir un niveau de formalisation adapté à son contexte, sans alourdir inutilement le fonctionnement de l’équipe. Cette compétence soutient la clarification collective du travail.

3. Engager une amélioration concrète du processus
Le participant sera capable de repérer un dysfonctionnement, une rupture, une redondance ou une zone de flou dans un processus existant. Il saura transformer ce diagnostic en action d’amélioration simple, réaliste et observable. Cette compétence lui permettra de mobiliser son équipe autour d’un ajustement concret. Elle contribuera à renforcer la fluidité, la qualité et la coopération dans le travail quotidien.

Programme de la formation

1. Introduction rapide, cadre pédagogique et première mise en situation
  • Accueil des participants, présentation des objectifs de l’atelier, rappel du cadre pédagogique et du contrat de fonctionnement du groupe : confidentialité, non-jugement, respect des situations professionnelles évoquées et implication active.
  • Une première mise en situation permet aux participants d’identifier une difficulté réelle liée à une organisation trop centrée sur les tâches : accumulation d’actions sans vision d’ensemble, perte de valeur, doublons, ruptures de transmission, responsabilités mal situées, délais excessifs ou manque de fluidité entre acteurs.
  • Cette situation sert de point d’appui pour introduire les enjeux de l’atelier : passer de l’activité au processus, ce n’est pas seulement mieux organiser les tâches, c’est rendre visibles les enchaînements de travail, clarifier la valeur produite, fluidifier les interfaces et améliorer la performance collective.
2. Les cinq thèmes de l’atelier
  • Clarifier la différence entre activité, tâche, procédure et processus : identifier ce qui relève d’une action ponctuelle, d’une activité récurrente, d’une règle de fonctionnement ou d’un processus créateur de valeur. Les participants apprennent à dépasser une lecture fragmentée du travail pour comprendre comment les activités s’enchaînent, se coordonnent et produisent un résultat utile pour un bénéficiaire interne ou externe.
  • Situer le rôle du manager dans le pilotage des processus : préciser la place du manager dans la structuration du travail collectif. Le manager ne se limite pas à répartir les tâches ou à contrôler leur réalisation ; il clarifie les finalités, rend les interfaces lisibles, sécurise les étapes clés, régule les points de blocage et aide l’équipe à comprendre sa contribution à la valeur produite.
  • Cartographier un processus avec des repères simples : travailler une méthode opérationnelle pour représenter un processus sans le complexifier. Les participants apprennent à identifier le point de départ, le résultat attendu, les étapes principales, les acteurs impliqués, les informations nécessaires, les livrables produits et les points d’interface avec d’autres services ou fonctions.
  • Repérer les ruptures, redondances et points de vigilance : identifier les difficultés qui perturbent la fluidité d’un processus : validations inutiles, délais excessifs, responsabilités floues, informations incomplètes, étapes sans valeur ajoutée, pratiques hétérogènes ou dépendance excessive à certaines personnes. Ces points de vigilance permettent de distinguer les problèmes individuels des dysfonctionnements d’organisation.
  • Formaliser une première action d’amélioration du processus : structurer une action simple et directement applicable pour améliorer un processus existant. Les participants choisissent une situation concrète à retravailler et formalisent un premier repère opérationnel : clarification d’une étape, suppression d’un doublon, sécurisation d’une transmission, définition d’un livrable, ajustement d’un circuit de décision ou création d’un outil de suivi.
  • Mise en situation et cas pratiques à partir des apports.
3. Conclusion
  • Synthèse des principaux apprentissages de l’atelier et formalisation d’un plan d’action individuel.
  • Chaque participant identifie un processus ou une activité à retravailler dans son périmètre : une étape à clarifier, une interface à fluidifier, une rupture à réduire, une redondance à supprimer, un livrable à mieux définir ou une règle de fonctionnement à formaliser avec l’équipe.
  • L’atelier se conclut par un engagement opérationnel simple : une action managériale à expérimenter pour passer d’une logique de tâches à une logique de processus, renforcer la lisibilité du travail collectif et améliorer la valeur produite.

Objectifs de formation

  • Identifier les étapes, acteurs, interfaces et points de vigilance d’un processus opérationnel.
  • Distinguer une logique d’activité d’une logique de processus créateur de valeur.
  • Formaliser une première action d’amélioration pour rendre un processus plus clair et plus efficace.

Public cible

  • Managers opérationnels, responsables d’équipe, chefs de service, coordinateurs, pilotes d’activité, référents qualité, responsables de projet ou encadrants souhaitant clarifier leur organisation du travail et structurer des processus créateurs de valeur.

Prérequis

  • Aucun prérequis formel n’est exigé. Une expérience de management, d’encadrement, de coordination, de pilotage d’activité ou de conduite de projet est recommandée.

Équipe pédagogique

Eric Blanc, Formateur en management & Consultant en organisation, Chef d’entreprise.
Master II MAE/MBA Management et Administration des Entreprise, Sorbonne Business School, IAE Paris, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Titulaire d’un Diplôme Supérieur d’Etat de niveau II en Management des organisations, gestion des ressources humaines, direction de structure et de projet (DESJEPS) ; d’un Diplôme Universitaire de psychothérapie intégrative de niveau I - Université Claude Bernard, Lyon, Coach Certifié ICCM Differencia - Lyon, + formations continue.
Expérience professionnelle du management, de la formation et du consulting : 15 ans.

Ressources pédagogiques

  • Approche / méthode : Management MHI — Management Humaniste Intégratif et Systémique. Cette formation intègre des apports dans les domaines suivants : management, stratégie des organisations, psychologie, communication, expérience directe du management, modèles de personnalités et théorie des organisations.
  • Accueil des stagiaires dans une salle dédiée à la formation. Moyens techniques : une salle équipée d’un vidéoprojecteur et d’un paper board ou d’un tableau Velléda, tables, chaises.
  • Pédagogie active : cette formation intègre des apports de contenus pratiques, méthodologiques et théoriques, des mises en pratique, et des développements dynamiques à partir de l’expérience des stagiaires. Apports théoriques et méthodologiques. Etude de cas concrets et Analyse des pratiques professionnelles. Apports structurés / Echanges à partir des situations de travail / Auto-évaluations.
  • Support de formation transmis en PDF sur l'extranet
  • Modalités d'accès technique : pour suivre cette session - pour accéder à l'extranet, aux questionnaires, évaluations, et aux différentes ressources pédagogique ainsi que la documentation - il est nécessaire que les participants disposent d'une adresse email professionnelle, et d'un accès à un ordinateur équipé d'un navigateur web et d'une connexion internet.

Modalités d'évaluation

  • Questionnaire online à chaud post session.
  • Feuilles de présences signées des stagiaires et du formateur par demi-journées.

Accessibilité

Nos dispositifs de formation sont adaptés aux personnes en situation de handicap grâce à :

Un accueil à temps partiel ou discontinu si nécessaire.
Une durée de formation établie sur mesure.
Une évaluation des connaissances et des compétences adaptée.
Une accessibilité logistique répondant aux normes en vigueur.

Passer de l’activité au processus

Capacité 20

Prix 850 € net de TVA

Durée 3 heures sur 0,5 jour

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Créé le 16 juin 2026 ● dernière mise à jour le 23 juin 2026